Politique : Le gouvernement de Jean Henry Céant censuré par une écrasante majorité de députés

P-au-P, 19 mars 2019 [COONEWS] —  Une écrasante majorité de députés de la 50e législature a donné un vote de non confiance au gouvernement du Premier ministre Jean Henry Céant, au cours d’une séance d’interpellation spéciale, organisée ce lundi 18 mars 2019 à la Chambre basse.

Au terme d’un vote connu d’avance, quatre-vingt-treize (93) députés ont censuré le gouvernement de Jean Henry Céant, alors que six ont voté contre et trois députés ont fait abstention.

Bien avant le vote, un groupe de quinze députés avait dénoncé des vices de forme quant à la tenue de la séance d’interpellation, puisque le sujet n’aurait pas été débattu en conférence des présidents.

Lors de la lecture du motif d’interpellation, le député de Port-de-Paix, Jean Marie Florestal a présenté les griefs suivis d’insatisfactions constatées par les divers membres de la population environ six mois après son intronisation à la tête du gouvernement de l’administration de Jovenel Moïse.

Peu de temps après le vote, le président de la chambre des députés, Gary Bodeau, a adressé une correspondance au président de la République pour l’informer de la décision de la Chambre Basse de censurer son gouvernement. Et qu’en conséquence, le chef de l’Etat devra désigner une autre personnalité pour succéder au notaire Jean Henry Céant dans le plus bref délai.

Avec une telle célérité, le Président de la République Jovenel Moïse ne s’est pas fait attendre pour acheminer à la Chambre basse une correspondance pour lui signifier et je cite qu’il a « pris acte de la décision de la chambre des députés de renvoyés le Premier ministre Jean Henry Céant et son gouvernement suite à une motion de censure prise par l’Assemblée des députés avec 93 voix pour, 6 contre et 3 abstentions au cours d’une séance d’interpellation tenue le lundi 18 mars 2019».

Le chef de l’Etat dit informer le président Gary Bodeau qu’il entamera, dans les plus brefs délais, les consultations avec le Parlement pour le choix d’un nouveau Premier ministre, conformément à l’article 137 de la Constitution de 1987 amendée.

Cependant, malgré la fin de la séance d’interpellation à la Chambre basse, le Premier ministre Jean Henry Céant, accompagné des ministres de la justice et de la sécurité publique ainsi que celui de l’intérieur et des collectivités territoriales, respectivement Jean Roudy Aly et Jean Marie Raynaldo Brunet, ont été remarqués au Grand Corps en attente d’un quorum pour la tenue de cette dite séance.

Présent au Senat depuis sept heures du matin, au bout de 13 heures de l’après-midi, le Premier ministre Jean Henry Céant a fait appel à un juge de paix pour verbaliser sa présence à la salle de séance du Sénat de la République.

En présence du juge de paix, le Notaire Jean Henry Céant a rappelé qu’il a envoyé une correspondance au président de la chambre des députés. Ce, en vue de lui faire part de son indisponibilité dans les deux branches du Parlement pour les mêmes motifs.

Fort de ce constat, le président du sénat, Carl Murat Cantave, a annoncé la mise en continuation de la séance d’interpellation fixée au 20 mars 2019. Pour le Senat, le vote de non confiance des députés n’est pas valide tant que les sénateurs n’ont pas terminé la séance qui a été préalablement programmé au Senat.

 

 

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