Haïti-Santé : Vers des réflexions autour de la problématique de la santé mentale

P-au-P, 11 janv. 2018 [CoupDoeil] — Le Groupe de Recherche, de Réflexion et d’Encadrement Psychologique(GRREPSY) est une jeune organisation haïtienne. Elle se donne pour mission de réfléchir sur la problématique de la santé mentale en Haïti et d’apporter un appui psychologique à la population. En relation avec sa mission et, surtout de dégager une réflexion sur le séisme du 12 janvier 2010, il a organisé une conférence à l’auditorium de l’IERAH, le mercredi 10 janvier 2017.

Cette conférence baptisée sur le thème : Trauma collectif à la résilience, comment y parvenir ; a été élaborée par le psychothérapeute Amos SAINT-LOUIS. Elle a pour but d’attirer le public sur la question de traumatisme et de résilience, de mieux comprendre les effets des événements dans notre quotidien en vue de les surmonter. Plusieurs termes ont été abordés lors de cette présentation: les différents paramètres du traumatisme, quelques causes du traumatisme, le trauma collectif et le trauma individuel ; la notion de résilience dans son aspect collectif et individuel, le renforcement social etc. En ce sens, les termes comme : le trauma collectif et la résilience collective ont animé la salle dans leur aspect  globale et historique.

Selon le conférencier le trauma collectif comporte trois dimensions : Trauma historique, trauma culturel et trauma structurel. Lesquelles dimensions ont été appréhendées dans notre contexte à travers différents exemples. En outre, Il a mentionné que le peuple haïtien pourrait être plutôt considéré comme un peuple résigné qu’un peuple résilié. Ainsi, a-t-il défini un pays résilient comme étant, la capacité d’un pays d’affronter les événements en vue de les transformer au développement de celui-ci. De tels faits, ces éléments ont poussé le public à réagir à travers diverses questions  mettant emphase sur la question de la précarité de notre société, notre passé et l’État de nos jours dans son fonctionnement.

Entre autre, la problématique de la santé mentale n’a pas été mise à l’écart ; selon lui nous avons un déficit en santé mentale. Ainsi, comprendre le traumatisme et la notion de résilience c’est aussi comprendre le contexte dans lequel nous vivons par rapport à l’importance qu’on accorde à la santé mentale.

À mon humble avis, personne ne peut s’oser de dire qu’il n’a jamais été traumatisé au moins une fois dans sa vie. S’il en est ainsi, nous en sommes tous concernés. En ce sens, nous avons tous l’intérêt à apporter notre pierre dans la construction d’un autre regard de la santé mentale en Haïti avec les  différentes organisations, qui se lancent elles-mêmes dans ladite perspective.

 

Marie Louise REMY

Etudiante finissante en psychologie (FASCH)

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