Haïti-Santé : Premier colloque sur les représentations sociales de la maladie mentale en Haïti

P-au-P., 12 nov. 2017 [CoupDoeil] — Le comité exécutif de l’Inisyativ Sante Mantal Ayiti (ISMA), notamment Yanick Layens, Ronald Jean-Jacques et Nathalie Coicou, a bouclé ce samedi 11 novembre 2017, le premier colloque sur les représentations sociales de la maladie mentale en Haïti dans la capitale Port-au-Prince.

Inisyativ Sante Mantal Ayiti (ISMA) est une association constituée de non professionnels-les et de professionnels-les de la santé mentale. Cette association vise à parvenir à une société plus juste, tolérable et inclusive vis-à-vis des sujets atteints de maladie mentale.

Organisé du 09 au 11 novembre 2017, ce premier colloque a été initié dans le but d’informer et de sensibiliser la population en générale sur la problématique de la santé mentale.

Cette activité a réuni,  du jeudi 09 novembre au samedi 11 novembre 2017 à l’hôtel Royal Oasis, un grand nombre de professionnels-les et d’étudiants-es d’orientation diverses (avocats-es, sociologues, psychiatres, psychologues etc.) et d’autres personnes à venir participer dans cette grande activité. Celle-ci fut débutée avec une conférence sur: « Le clinicien aujourd’hui en regard du psychique, du mental et du spirituel », le jeudi 09 novembre 2017.

Les journées du 10 au 11, sont marqués par des panels diversifiés en terme de thématique et de professionnels-les. En ce sens, nous retenons certaines de ces thématiques présentées par plusieurs professionnels-les sur la question avec un court résumé:

-Place et rôle du psychologue dans la prise en charge pluridisciplinaire à l’épreuve des représentations de la maladie mentale en Haïti. L’essence de cette présentation se porte sur les différents professionnels qui interviennent dans la prise en charge du patient, et dont le psychologue n’est pas mis à l’écart. Dans sa démarche, il (le psychologue) doit être actif à l’écoute de son patient.

La représentation sociale de la dépression en Haïti.

La maladie est un ressenti individuel, parfois familiale même collectif. Elle a un sens dépendamment du contexte géographique. En ce sens, en Haïti la maladie à son sens. Elle a une double conception: matérielle et mystique. Elle est matérielle car l’individu considère la maladie en dehors de son corps, elle est mystique car nous n’avons jamais une maladie de part la maladie elle même. C’est une expédition, c’est un loas etc. Telle est notre représentation sur la maladie en Haïti.

-De la prise en charge des aliénés dans la société Haïtienne avant 1915.

Deux manières de prendre en charge les aliénés à l’époque :

-Un recours à un praticien du vodou

– Incarcération

Il fallait attendre  1958 avec le docteur Louis Mars qui créa  le premier centre psychiatrique Mars &Klein.

-Les représentations de la maladie mentale en Haïti.

L’essence de cette présentation fut portée sur les différentes exclusions de la maladie mentale dans sa périodisation.

Représentation double: dans le monde rural: Physique et mental: dans le monde urbain: métaphore de l’exclusion.

-Des déterminants de la santé mentale en Haïti.

 Le concept global de santé est influencé par divers éléments : la biologie humaine, l’environnement, les soins de santé etc. En considerant d’autres points de vue, les éléments influençant la santé mentale :

-Le cadre législatif et judiciaire

-La situation économique

-Le contexte social et culturel

-L’environnement naturel et écosystème

– La technologie

En outre, diverses autres thématiques ont été présentées et des ateliers ont été organisés dans le cadre de l’activité. En revanche, l’ensemble de toute l’activité c’est : «  d’échanger autour des représentations de la maladie mentale en Haïti, liées aux croyances culturelles/vodou et aux expériences vécues historique et du contexte socioéconomique et politique haïtien. » Selon les propos de la  psychologue Nathalie COICOU.

La maladie mentale est tant bannie par la société haïtienne ; pour moi ces genres d’activité est une manière de définir des perspectives pour une autre représentation de la maladie mentale dans la société en vue d’arriver à une participation de tous au sein de la société. Ne serait-ce pas un avenir plus ou moins rassuré de cette catégorie ?

 

Marie Louise Rémy

Étudiante finissante en psychologie à la faculté des sciences humaines (Fasch)

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