Haïti-Presse : La liberté de la presse doit être au service de la défense de l’intérêt commun

Communiqué de presse conjointe

illustration: Des journalistes exerçant leur métier en Haiti – Crédit : MINUSTHA
Photo Logan Abassi UN/MINUSTAH

P-au-P, 3 mai 2019 [COONEWS] — L’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) et l’Association des Médias Indépendants d’Haïti (AMIH) profitent de ce 3 mai 2019 pour saluer tous les journalistes et tous les médias gardiens de la préservation des espaces de liberté d’expression et de la liberté de la presse en Haïti et dans le monde.

L’ANMH et l’AMIH, en cette Journée mondiale de la Liberté de la presse rappellent aux journalistes et aux médias l’importance de travailler chaque jour avec la même rigueur pour continuer de mériter de la confiance de la population en diffusant une information vérifiée et crédible et pour continuer d’être la principale référence dans une réalité en mouvement où les médias conventionnels ne sont plus les seules sources d’information.

L’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) et l’Association des Médias Indépendants d’Haïti (AMIH) croient que médias et journalistes doivent tenir compte des changements profonds dans le domaine de la circulation de l’information où désormais chaque individu est un médium en puissance qui diffuse et propage des contenus qui ne sauraient être considérés comme de l’information, mais qui circulent en temps réel sur les médias sociaux sans respecter aucune norme, sans aucune conformité avec les principes et la déontologie qui s’appliquent aux médias et aux journalistes professionnels.

Tout ce qui circule sur les téléphones, sur les réseaux sociaux et sur internet en général ne provient pas des médias ni du travail des journalistes. Les auditeurs, les téléspectateurs et les internautes doivent être très perspicaces et faire très attentions avant de croire et de partager une photo, une vidéo ou un extrait sonore. La bonne santé de notre société est à ce prix.

Dans notre pays, malheureusement, l’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) et l’Association des Médias Indépendants d’Haïti (AMIH) constatent qu’on impute aux médias et aux journalistes tous les ragots et les fausses nouvelles qui font des dégâts et causent des préjudices aux citoyens. Cette situation écorne sérieusement l’image de la presse, déjà que certains intervenants dans les médias et des locataires d’heures d’antenne ont développé ces dernières années des pratiques peu orthodoxes en utilisant leur micro à des fins personnelles et à la défense d’intérêt non collectifs.

L’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) et l’Association des Médias Indépendants d’Haïti (AMIH) sont convaincues que la liberté de la presse ne doit pas être une arme de chantage pour couvrir de mauvaises pratiques. Les journalistes doivent s’efforcer de privilégier les bonnes pratiques qui ont créé la confiance dans les médias et dans leur travail. Le vedettariat constaté dans certains médias met en danger les acquis obtenus au prix de sacrifices consentis par des générations de journalistes professionnels et de dirigeants de médias qui n’ont pas transigé avec les principes régissant la profession.

L’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) et l’Association des Médias Indépendants d’Haïti (AMIH) appellent tous les professionnels des médias à tout faire pour s’écarter des tendances déviantes qui créent des monstres et qui brouillent l’image de la presse quand elle est utilisée comme plateforme de règlements d’intérêts personnels. La presse perçue comme pouvoir moral et crédible est une conception basée sur la bonne réputation de ses tenants et intervenants. La presse et les médias doivent en tout temps être à l’avant-garde pour accompagner la population et privilégier la défense du bien commun.

En cette journée mondiale de la liberté de la presse, l’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) et l’Association des Médias Indépendants d’Haïti (AMIH) appellent les consœurs et les confrères de la presse à redoubler de professionnalisme, pour que la liberté de la presse ne soit pas utilisée comme une arme de chantage qui pourrait finir par tuer cette liberté au service de la liberté d’expression de l’ensemble des citoyennes et des citoyens.
Port-au-Prince, le 3 mai 2019

Georges Venel Remarais
Président
Association des Médias Indépendants d’Haïti (AMIH)

Frantz Duval
Président
Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH)

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