Haïti-Politique : Défenseurs Plus demande aux autorités haïtiennes d’intervenir dans le commerce des noirs en Libye

P-au-P, 30 nov. 2017 [CoupDoeil] — L’organisme de promotion et de défense des Droits Humains, Défenseurs Plus, se sent interpeller et encourage les autorités haïtiennes à prendre des positions publiques, contre le commerce des noires et l’esclavage que connait la Libye.

« L’État haïtien doit condamner cet acte barbare, discriminatoire, raciste et honteux pour l’Humanité. Cet acte est une violation flagrante du Pacte International relatif aux Droits civils et politiques (PIDCP). En tant que pays libre ayant un passé colonial, la première République noire du monde qui a lutté contre le commerce des noires et l’esclavage » fait savoir Défenseur Plus.

Face à cette situation « abominable » et « choquante » affectant plus de 20 mille personnes sur le continent Africain. En ce sens, Collectif Défenseurs Plus invite les ambassadeurs d’Haïti à l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO), à l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), au Conseil des Droits de l’Homme et tous les autres ambassadeurs d’Haïti accrédités dans le système onusien, à défendre les positions de principes et historiques d’Haïti sur la liberté et les valeurs universelles des Droits Humains et de la dignité humaine.

Depuis plusieurs semaines, les informations ayant rapport à la vente aux enchères des êtres humains en Libye, ont fait la une des médias Africains, Européens et dans certains autres pays de l’Amérique, par la suite d’une enquête partielle réalisée par une journaliste américaine travaillant pour la chaine CNN.

Le Collectif Défenseurs Plus dit apprendre avec consternation les pratiques de la traite des personnes migrantes en territoire Libyen et se dit choqué par cet acte de barbarie et par ce crime contre l’Humanité. De ce fait, l’organisation rappelle l’Etat haïtien du passé colonial et l’histoire du premier peuple noir du monde qui a aboli l’esclavage et demande au gouvernement haïtien de prendre position en fonction de notre passé comme peuple à travers les ambassadeurs d’Haïti dans le système onusien.

Selon les premières informations disponibles, les migrants-es victimes de la traite en Libye seraient des ressortissants guinéens, ivoiriens et autres pays du continent africain qui tentaient de fuir des situations socio-économiques et politiques précaires dans leur pays d’origine. Ils cherchent à entrer en Europe à la recherche d’une vie meilleure. Alors que le gouvernement Libyen est l’un des pays membres des Nations Unies et de l’UNESCO, deux organismes se donnant pour mission de lutter contre la traite de personnes et d’autres formes de violations des Droits Humains, il tolère cette pratique inhumaine sur son territoire.

Défenseurs Plus rappelle que l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO) avait déclaré l’esclavage comme étant un crime contre l’Humanité, le 21 mai 2001. De plus, le Droit International des Droits de l’Homme condamne toutes les formes de traitements cruels, inhumains et dégradants à l’encontre de la personne humaine.

Jean Élie Paul

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