Haïti-Justice: Benjamin Jean Claude dresse un lourd bilan pour le mois d’octobre 2017

P-au-P, 08 nov. 2017 [CoupDoeil] — Soixante-deux plaintes reçues et 70 dossiers traités par des commissions d’enquête, 45 recommandations de sanctions contre des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH), tel est le bilan des opérations des agents de l’Inspection générale de la Police nationale d’Haïti (IGPNH) pour le mois d’octobre 2017, présenté par le porte-parole adjoint de cette institution, Benjamin Jean Claude.

Le Commissaire divisionnaire Benjamin Jean Claude souligne que le chiffre le plus élevé était recensé au mois de janvier soit, près de 90 cas, alors qu’en juillet dernier, il avait recensé près de 83 cas, 76 en mai, 72 en juin, 71 en août, et enfin 70 en octobre 2017.

Sur le total des plaintes reçues 28 d’entre elles ont été déposées pour violations des droits humains. Alors que sur 45 policiers incriminés, 28 d’entre eux vont être sanctionnés pour ces mêmes raisons.

Ce qui remet en question le comportement des agents de la Brigade d’Opération et d’intervention départementale (BOID), qui, suite à l’assassinat du policier Watson Jean, ont conduit une opération de vengeance musclée au cours de laquelle, plusieurs personnes ont été exécutées et plusieurs maisons et véhicules incendiés. Cet incident s’était produit à Lilavois le 13 octobre 2017.

Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) avait condamné, avec la plus grande véhémence, l’assassinat de Watson Jean, à Lilavois 39 par des individus armés circulant à motocyclette, et avait demandé aux autorités judiciaires de faire la lumière sur cet assassinat.

Le Commissaire divisionnaire Benjamin Jean Claude soutient que la PNH a saisi ce dossier, et qu’il est en train de travailler dessus.

Cependant, il ne voulait pas fournir de plus amples explications sur le dossier, parce que, d’après lui, cette affaire détient beaucoup de subtilités qui demanderaient de renforcer l’équipe qui travaillait sur la question.

Dans les cas de violations des droits humains traités par l’IGPNH de janvier à octobre 2017, ces cas représentent 28.7 % de la totalité, soit 195 sur 684.

L’inspecteur général de la Police nationale d’Haïti (IGPNH) a recensé près de 195 cas de violations de droits humains au cours de la période allant de janvier au mois d’octobre 2017.

Pour le seul mois d’octobre, 28 plaintes ont été déposées pour le même motif, ce sont des chiffres préoccupants rendus publics ce mercredi 8 novembre 2017, par l’inspection générale de la Police nationale d’Haïti dans le cadre d’une conférence bilan.

Les motifs d’isolement ou de renvoi des agents dans la majorité des affaires concernent, l’homicide ou mauvais traitement.

Par ailleurs, l’IGPNH renouvelle son engagement et sa volonté de travailler au côté de la population.

Jean Élie PAUL

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