Haïti- Droits-humains: Réduire la violence faite aux femmes durant les processus électoraux

Le comité ad hoc de la Plateforme civile composé de Marie Schella Durandis, Josette Massillon, Ruth Stacy Emmanuel, Ketlène Charles et Jerusha Vasty Michel

P-au-P, 24 nov. 2017 [CoupDoeil] — L’Organisation des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU-Femmes) a lancé, le jeudi 23 novembre 2017 à Port-au-Prince,  le projet : « Réduction de la violence faite aux femmes durant les processus électoraux ». Financé par le gouvernement canadien, le coût du projet s’élève à 1 million quatre cent mille dollars américains.

À travers ce projet, l’Onu-Femmes envisage de créer un climat de paix favorable à la participation des femmes dans les processus électoraux en Haïti. « Au niveau des postes électifs nationaux, nous avons pu remarquer une chute de représentativité féminine. De plus de 30 % en 2006, la représentativité des femmes est passée à moins de 3% des élus des dernières élections », a fait savoir le représentant d’Onu-Femmes en Haïti, Anthony Ngororano.

Il soutient que la violence dans les processus électoraux, est l’un des facteurs récurrents qui bloquent la plaine participation des femmes dans les espaces de décision. « Ainsi faut-il permettre à toutes les femmes de devenir des citoyennes à part entière, ce qui est impératif pour une société démocratique et paisible », a-t-il ajouté.

La ministre à la Condition féminine et aux Droits des Femmes, Eunide Innocent

Quant à la ministre à la Condition féminine et aux Droits des Femmes, Eunide Innocent, elle croit que l’absence de soutien financier aux candidates, les violences de genre dans le champ politique, un cadre normatif archaïque et obligatoire règlementant les élections, constituent les obstacles majeurs pour les femmes aux postes électifs et décisionnels. Elle révèle également qu’en contexte électoral, les femmes subissent des agressions verbales de la part de leurs compétiteurs et sont souvent indexées pour leur signifier qu’elles ne peuvent qu’être mères de famille. C’est pourquoi la ministre annonce la mise en place d’une plateforme en vue de la participation égalitaire et pacifique des femmes aux élections. Et les partis politiques seront les premiers bénéficiaires de ce projet.

« Nous croyons qu’il est impératif d’agir résolument pour éliminer la violence faite aux femmes en toutes circonstances, » a lancé pour sa part, l’Ambassadeur du Canada en Haïti, André Frenette, dans ses propos pour l’occasion.

l’Ambassadeur du Canada en Haïti, André Frenette

Soulignons qu’au terme de cette cérémonie de lancement du projet, un comité ad hoc de la Plateforme civile composé de Marie Schella Durandis, Josette Massillon, Ruth Stacy Emmanuel, Ketlène Charles et Jerusha Vasty Michel, a été présenté au public.

Crédit photo: Thad Reginald Derenoncourt

Jean Élie Paul

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